Enregistrement réalisé dans les années soixante à Knokke-Le Zoute, à l’occasion des Rencontres Internationales de Poésie
Voici quelques brèves indications sur les quatre poèmes dits par Louis Guillaume dans cet enregistrement qui remonte aux années soixante.
Le premier poème, intitulé oralement par l’auteur "Intersigne", figure sans titre dans La nuit parle (Subervie, 1961, prix Antonin Artaud ; réédition par L’Amourier en 2007).
Les troisième et quatrième poèmes, "Noir comme la mer" et "Ce visage", font partie du recueil Noir comme la mer (Librairie Les Lettres, 1951, premier livre ayant reçu le prix Max Jacob ; (...)
Tout ce que je ne puis te dire à cause de tant de murs, tout cela qui s’accumule autour de nous dans la nuit, il faudra bien que tu l’entendes lorsqu’il ne restera de moi que moi-même à tes yeux caché. Tout ce que je ne puis te dire et que tu repousses dans l’ombre à force de trop désirer, cet amour noir comme la mer où venaient mourir les étoiles et ce sillage de lumière que je suivais sur ton visage, tout ce qu’autrefois nous taisions mais qui criait dans le silence, tout ce que je n’ai pu te dire (...)